🌀 Le Principe Dormant - CR 09/10/2026
Vecteur de mouvement : gravité, tonus, perception et intention — Atelier Shikandō Danse Fusion à Nancy.
On a vu tellement de choses au cours de cet atelier… et pourtant, tout semblait nous ramener à quelques principes fondamentaux !
Marcher, pousser, tirer, lancer, recevoir, esquiver, pivoter, guider, danser… Autant d'actions différentes, dans lesquelles nous pouvons pourtant retrouver certaines organisations et dynamiques communes : les appuis, la gravité, les axes, la transmission des forces, les chaînes corporelles, les orientations, les oppositions et coordinations entre les segments, l'élasticité, la continuité du mouvement…
C'est l'une des ambitions du Shikandō : découvrir ce qui reste invariant lorsque les formes changent, reconnaître des principes à travers leurs transformations et explorer comment les apprentissages réalisés dans une situation peuvent devenir disponibles dans d'autres.
Et si nous partions à la recherche de ces principes comme des archéologues explorant les vestiges d'une civilisation oubliée ?
À ceci près que notre découverte serait un peu paradoxale : ce que nous cherchons n'a jamais véritablement disparu.
Comme un principe dormant, quelque chose est déjà potentiellement présent dans notre organisation corporelle, dans nos relations avec l'environnement et dans nos possibilités d'action. Il suffit parfois d'une situation particulière, d'une contrainte ou d'un changement de point de vue pour le révéler, le rendre perceptible ou l'actualiser.
Notre enquête nous a conduits à explorer un concept emprunté aux mathématiques et à la physique : le vecteur.
Partir d'un point, ici et maintenant. Donner une direction, une intention, un devenir. Et découvrir comment différentes parties du corps, différentes dimensions de l'expérience, peuvent s'organiser en une unité fonctionnelle.
Voilà le fil conducteur de cette exploration.
Et, comme dans une aventure de Tintin, les découvertes ne se trouvaient pas nécessairement là où nous les attendions ! 😄

Thème annoncé : Vecteur de mouvement.
Etapes pédagogiques du mouvement :
A/ Partir d’un point : ici et maintenant, la gravité
B/ De là, donner une direction, une intention, un devenir
C/ Sentir l'unité
I/ 1. « Ici et maintenant »
a/ Immobilité debout - extrêmement simple.
Relaxation, méditation, conscientisation, présence.
Où est le poids ? Où sont les appuis ? Quelle relation au sol ? Où agit la gravité ?
Bref, « Où êtes-vous ? »
Constat : Le corps qui paraît immobile n'est pas neutre.
Il est non seulement toujours en mouvement, mais toujours orienté.
Il est déjà soumis à un vecteur gravitationnel, et son organisation tonique maintient une certaine relation avec celui-ci et son équilibre face à cette contrainte.
Et, comme nous l’avions vu dans la précédente séance https://shikandobc.wixsite.com/site/single-post/danse-contraintes-shikando-danse-fusion-nancy, une posture n'est jamais simplement statique : tonus, gravité, appuis, directions potentielles, déséquilibres disponibles.
Une position peut déjà contenir plusieurs mouvements possibles.
Nous sommes partis de cette immobilité, et avons fait apparaître les directions, dans l’exercice suivant, dans lesquelles elle a pu se déployer, puis permettre de rentrer en relation, puis de guider et de danser.
b/ Explorer de minuscules inclinaisons dans différentes directions, vers l'avant, vers l’arrière, latéralement, diagonalement… jusqu'au moment où le déplacement devient nécessaire.
Verticalité → inclinaison → déséquilibre → pas → déplacement.
Constat : Toute organisation corporelle privilégie certaines possibilités et en rend d'autres moins accessibles.
On a ainsi parlé de disponibilité multidirectionnelle. Cette même disponibilité nous invite notamment à explorer notre organisation autour de l'axe vertical – axe qui, lui-même est une organisation spatiale qui permet, à l’instar de la gravité qui l’oblige, certaines possibilités et certaines restrictions.
Conséquence : Cela implique le choix : disponibilité ou spécialisation ?
Exemple : La garde de Boxe Anglaise n’est pas une position neutre. Elle est située par rapport à la proximité des corps en conflit, et par rapport aux règles du sport.
Et au-delà de l’action, on a pu constater que lorsque le corps s’oriente, c’est tout un univers qui s’ouvre et un autre qui se ferme progressivement. Et cet univers colore notre façon de penser.
Il s'agit d"un véritable Umwelt perceptif, moteur et cognitif (et même plus : conatif évidemment, affectif, etc.) auquel on peut être sensible.
Une même organisation peut ainsi favoriser certaines expériences tout en en rendant d'autres moins accessibles.
Fermer les yeux, par exemple, peut faciliter l'attention portée aux sensations internes, mais aussi modifier notre relation à l'environnement et notre disponibilité à la rencontre.
Et ce que nous vivons comme une manière de nous recentrer peut être interprété tout autrement par une autre personne.
Il ne s'agit donc pas seulement de choisir une direction de mouvement, mais aussi, comme nous allions le voir, de découvrir comment nos façons de percevoir, d'agir et d'entrer en relation s'organisent mutuellement.
II/ Le vecteur lié n'est pas seulement une direction
Mathématiquement, le vecteur possède direction, sens et norme ; Et le « vecteur lié » part toujours d’un point.
direction : où ?
sens : vers quoi / depuis quoi ?
intensité : combien ?
point d'application : depuis où ?
Exercices : Vouloir aller vers l'avant avec la main tout en organisant le mouvement depuis l'épaule ;
Puis depuis différentes parties du corps : le thorax ; puis depuis le bassin ; puis depuis le pied et le sol, par exemple.
Remarque : Cette partie peut devancer le mouvement de la main, ou organiser le mouvement du corps entier !
Constat : La trajectoire et le déplacement de la main peuvent rester identiques, alors que l'organisation corporelle qui les produit change radicalement — tout comme le vécu et l'état d'esprit associés.
1. Le vecteur physique : de la gravité au déplacement
Les chaînes musculaires GDS (Godelieve Denys-Struyf ; Approche posturale globale par les chaînes musculaires, émotionnelles et symboliques) permettent d’explorer la dimension psycho-émotionnelle du geste, de mieux comprendre certains liens entre postures, tensions, et histoires de vie.
Ici, nous avons vu comment deux de ces chaînes organisent notre verticalité (la chaîne postéro-antérieure qui permet la stabilité, "l'ancrage", le rebond - comme en Swing ; la chaîne antéro-postérieure qui nous étire vers le ciel, nous "élève"...) et comment la chaîne postéro-médiane peut nous mettre en mouvement.
Application dans le jeu de la marche pointée (tiré d’un exercice de Danse-Thérapie de Benoît Lesage) : Marche décidée/traversée tout en pointant où on veut aller ; s’arrêter quand on arrive à destination ou lorsqu’on rentre en contact avec quelqu’un ; rapidement, changer de direction en pointant un autre endroit
Lancer de balles et distribution de marrons : prendre conscience de la possibilité de trajectoire dormante et de l’actualisation, y compris dans notre corps.
2. Le vecteur tonique : être déjà prêt à agir
Comment s’organise notre corps dans le lancer ?
On le sentira mieux en lançant une balle de 5kg ! Et en la réceptionnant !
On peut constater la différence entre
une organisation excessivement relâchée ;
une organisation rigidifiée ;
une organisation tonique disponible, susceptible de s'adapter.
On peut ainsi percevoir comment tout le corps s’organise avant même le lancer à proprement parler.
L'action préparée avant l'action. Avant qu'un mouvement devienne visible, quelque chose s'organise : orientation, tonus, déplacement du centre de pression, intention motrice, préparation posturale. On a pu explorer jusqu'à quel point on peut percevoir chez soi puis chez l'autre le mouvement avant le mouvement.
La force disponible. Non pas « être fort », mais découvrir comment une organisation corporelle permet à une force jusque-là peu accessible de devenir disponible : sol, squelette, alignement, coordination globale, direction de l'effort, relâchement des tensions parasites. On peut alors transformer cette force : pousser → recevoir → rediriger → guider → soutenir → danser.
Et cette organisation se retrouve dans le lancer de Baseball, et cette organisation va bien au-delà du mouvement du bras, on le constate jusque dans le transfert de poids. Ce qui nous rappelle nécessairement les premiers exercices de la séance.
Ceux qui sont sur Facebook peuvent voir la vidéo dont j'ai parlé et que j'ai illustrée ici.
Marcher, s'accroupir, pousser, tirer, lancer, esquiver, guider, danser : partout, la masse entre en jeu.
La direction du vecteur pesanteur reste pratiquement constante à notre échelle. Où va la masse ? Comment est-elle mise en mouvement ?
Apprendre à composer avec la masse et la pesanteur, ce serait presque découvrir un « principe sous les principes ».
Ces exercices nous montrent que le corps se prépare avant l’action. Et, ce faisant, il organise déjà le geste.
Et cette préparation peut être sentie par le partenaire – même inconsciemment.
Naturellement, la modification du tonus d'un partenaire peut susciter une adaptation tonique chez l'autre. Une crispation, par exemple, peut favoriser une crispation réciproque, et inversement une décontraction peut favoriser une décontraction chez l’autre : c'est l'une des manifestations possibles de la « contagion tonique » telle qu’on l’appelle en psychomotricité.
Lorsque ces ajustements deviennent réciproques, ils participent à ce qu'on appelle en psychomotricité le « dialogue tonique ».
L'expression « contagion tonique » fait généralement référence à la contagion émotionnelle par le biais du tonus musculaire, un concept clé en psychologie du développement et en psychomotricité connu sous le nom complet de "dialogue tonico-émotionnel".
Elle désigne la manière dont nos émotions modifient inconsciemment la tension de nos muscles (notre tonus), et comment ces variations physiques se transmettent et se « contaminent » d'un individu à l'autre.
Le mécanisme du "dialogue tonico-émotionnel" :
L'expression corporelle de l'émotion : Chaque état émotionnel (colère, peur, sérénité, excitation) s'accompagne d'une modification de notre état musculaire. Par exemple, le stress provoque une hypertonie (raideur), tandis que le calme amène une hypotonie (relâchement).
Une communication invisible : Lors d'interactions proches, le corps de l'un s'ajuste et réagit inconsciemment au tonus de l'autre. C'est une forme de communication non verbale primitive et immédiate.
L'exemple parent-enfant : Ce phénomène est particulièrement central chez les nourrissons. Un bébé ressent instantanément la tension ou l'apaisement dans les bras de l'adulte qui le porte, ajustant son propre propre tonus en miroir.
En danse, nous pouvons apprendre à les percevoir et à les moduler intentionnellement, pour préparer ensemble différentes qualités de mouvement. Et c’est ce qui va permettre de préparer le partenaire tantôt à une figure demandant une tonicité forte, tantôt une tonicité faible, tantôt être rigide, tantôt être souple.
Nous avons vu rapidement des exemples en Salsa.
Ceci a des conséquences, nous le constatons, dans la danse, ce qui va permettre d’étendre largement notre panel de possibilités motrices et expressives, mais aussi dans l’aspect martial, quand on veut que le partenaire puisse être mu plus facilement (déplacement, clés, etc.) ou au contraire qu’il s’immobile (pour optimiser une frappe, par exemple).
3. Le vecteur perceptif : aller chercher l'information
Au passage, nous avons constaté que le corps s’organise aussi bien quand on lance que quand on reçoit.
Le corps ne sert pas seulement à exécuter une intention. Ses mouvements, son orientation et son organisation tonique contribuent aussi à rendre certaines informations accessibles.
C’est ce qui se passe lorsqu’on marche à tâtons ou que l’on tend l’oreille…
On aurait pu explorer plus profondément cette relation circulaire :
AGIR POUR PERCEVOIR ↔ PERCEVOIR POUR AGIR
Et constater que les organisations perceptives et motrices sont profondément couplées (sans être nécessairement totalement identiques sur les plans anatomique et fonctionnel).
Par exemple, lors d'une réception de balle, nous n'attendons pas passivement l'information visuelle : nous orientons le regard, la tête, le corps, nous nous déplaçons pour améliorer la réception et parfois la perception de la trajectoire.
Dans le contact, comme nous l’avions vu à la séance précédente avec un travail au bâton long, une légère pression peut être à la fois une action sur le partenaire et un moyen de percevoir son organisation.
Et on aurait pu prolonger la proposition expérimentale : avec un contact léger, demander à un partenaire de rechercher une information sur la direction dans laquelle l'autre est disponible pour bouger. Puis explorer comment cette recherche modifie elle-même les possibilités de mouvement des deux personnes.
Cela introduit naturellement le guidage, le suivi et la réciprocité.
4. Le vecteur intentionnel : l'état d'esprit organise l'action
Ainsi, tout au long de la séance, nous avons pu constater qu’il ne s’agissait pas que d’action, mais aussi de préparation. Et cette préparation commençait par un état d’esprit et était portée par lui.
Ici, on pourrait distinguer trois choses :
L'intention motrice : ce que je me prépare à faire.
L'orientation attentionnelle : ce que je cherche à percevoir.
Le mindset : la manière dont j'aborde la situation, avec mes attentes, mes dispositions affectives et mes représentations.
(C'est un terrain d'exploration particulièrement riche pour le Shikandō, à condition de ne pas prétendre non plus déduire directement un état psychologique d'une organisation corporelle. ^^ )
Le Kyūdō, tir à l’arc japonais, est un bon exemple de ce que c’est quand toutes ces dimensions sont intégrées.
Le tir permet de réunir dans une même expérience l'ancrage, la direction, la préparation tonique, l'attention, l'intention et l'action. Il permet aussi d'interroger le rapport entre viser un résultat et organiser les conditions de sa réalisation.

Dans de nombreuses approches du Kyūdō, l'attention ne se limite pas à la performance balistique volontariste : la qualité du tir engage aussi l'organisation corporelle, l'attention, l'attitude et la manière d'agir.
Car chercher à atteindre la cible peut parfois paradoxalement perturber les conditions nécessaires à un tir juste : on est parfois distrait par notre volonté, nos fantasmes, les conséquences imaginées, etc.
Il convient donc au contraire de déplacer l'attention de l'archer :
De la volonté de réussir vers l'organisation des conditions de réussite.
Du contrôle volontaire de chaque détail vers une coordination intégrée.
De l'obsession du résultat vers la qualité de l'action en cours.
De la correction d'une erreur isolée vers la compréhension du fonctionnement global.
Est-ce que je dois organiser mon mouvement pour atteindre un résultat, ou est-ce que le résultat doit émerger de la justesse de mon organisation ?
(Cette opposition est volontairement un peu provocatrice : en réalité, les deux approches ne sont pas incompatibles. Mais elle permet de comprendre une grande partie de la philosophie du Kyūdō.)
Pour le Kyūdō, lorsque toutes les conditions du tir sont correctement réunies, l'atteinte de la cible devient leur conséquence naturelle.
正射必中 — Seisha Hicchū : « Un tir juste atteint nécessairement sa cible. »
(Il s'agit ici d'un idéal de pratique, et non d'une garantie mécanique ou d'une affirmation selon laquelle tout tir manqué serait nécessairement dépourvu de justesse.)

Le Kyūdō est particulièrement intéressant du point de vue biomécanique et psychomoteur.
Le tir n'est pas simplement conçu comme l'action de deux bras qui tendent un arc.
Il mobilise l'organisation de l'ensemble du corps : les appuis, les jambes, le bassin, la colonne vertébrale, la ceinture scapulaire, les bras, la respiration et l'attention.
La tradition décrit notamment le Shahō Hassetsu, les huit phases du tir.
Placement des pieds (Ashibumi)
Construction de la posture (Dōzukuri)
Préparation de l'arc (Yugamae)
Élévation de l'arc (Uchiokoshi)
Ouverture de l'arc (Hikiwake)
Pleine extension (Kai)
Libération de la flèche (Hanare) – La libération est plutôt recherchée comme l'aboutissement de l'expansion corporelle et de l'organisation du tir que comme une décision.
Persistance de la présence après le tir (Zanshin)
Avec même une multitude de sous-parties bien organisées.
Et ce dans une fluidité constante.
La Fédération internationale compare ces huit phases aux segments d'une tige de bambou : distincts, mais constitutifs d'une même unité.

Ces formes ne se réduisent pas à des codes ou à un rituel au sens le plus cérémoniel ni le plus mystique du terme. Je dirais plutôt qu’elles peuvent aussi être comprises comme une organisation progressive des conditions corporelles, attentionnelles et mentales du tir. Vraisemblablement nécessaire et dépouillée du superflu.
Ainsi les conditions du tir, propices à un bon mindset, commencent plus tôt : quand on se positionne. Mais même avant : quand on arrive sur son pas de tir. Mais même avant : quand on salue. Mais même avant : quand on entre dans la salle… !
Et cet état d’esprit semble facilité par trois idéaux – n’en déplaise aux Siths :
· Shin (真), la vérité : la sincérité et la justesse du tir, sans artifice ni compensation trompeuse.
· Zen (善), la bonté : la dimension éthique, la courtoisie, la maîtrise de soi et la non-confrontation.
· Bi (美), la beauté : l'harmonie de l'action, de l'attitude et de la forme.
Et après le lâcher ? Encore l’état d’esprit.
Le pratiquant conserve une qualité de présence, d'organisation corporelle et de disponibilité.
L'action ne s'achève pas psychologiquement au moment où la flèche quitte l'arc.
C'est une manière de ne pas réduire le mouvement à son seul instant productif.
Et, plus largement, de ne pas laisser l'esprit se précipiter vers l'évaluation du résultat.
C’est aussi un apprentissage pour ne pas sortir trop rapidement du flow.
Ainsi, « Je suis orienté vers la cible, et tout mon corps s'organise pour que la flèche puisse partir justement. »
L’intention est pleinement incarnée et se traduit par une unité fonctionnelle du corps-esprit.
Au passage, cela nous ramène à la notion de Mushin (esprit sans fixation) et nous invite à distinguer deux choses très intéressantes pour notre quotidien :
Avoir une intention et se crisper vers son intention.
Cet état d'esprit, on l'a d'ailleurs aussi rencontré dans une a parte sur la Danse Contact, à travers un concept complémentaire que nous avons alors effleuré : le Zanshin, qui signifie « vigilance envers l'adversaire », littéralement « l'esprit qui demeure ».
L'intention pédagogique comme principe d'unité : l'exploration incarnée et partagée
Au-delà des aspects corporels, perceptifs et intentionnels que nous avons privilégiés, ces explorations peuvent également posséder une puissance d'évocation : elles sont susceptibles de mobiliser des émotions, des souvenirs, des représentations ou des questionnements qui n'avaient pas été explicitement sollicités.
Ces manifestations ne sont pas nécessairement étrangères aux principes explorés. Elles peuvent parfois en révéler d'autres dimensions, et contribuer à mettre en relation différentes facettes de l'expérience humaine.
Les expériences, les réactions, les propositions et les points de vue des participants peuvent ainsi faire apparaître d'autres possibilités, parfois inattendues, qui enrichissent l'exploration collective.
Mon propre point de vue reste un point de vue, même nourri par des années de recherche et de pratique, il n'épuise pas ce qui peut être découvert. Je reste donc moi-même attentif à ce qui émerge, tout en veillant à maintenir une cohérence avec le fil conducteur de l'atelier.
L'intérêt de ces ateliers est aussi de permettre à chacun de découvrir, d'éprouver et d'enrichir les principes explorés à partir de sa propre expérience — et de me permettre de poursuivre moi-même cette recherche.
III/ La danse finale - C’était vraiment fun !
Et nous avons finalement pu retrouver tous ces éléments dans la danse, sur Wow de Yael Naim :
Où va mon poids ? Quelles possibilités son déplacement ouvre-t-il ? Quelle tonicité je veux trouver dans mon guidage, et comment se transforme-t-elle au contact de l'autre ?
De l'immobilité initiale à la danse finale, les situations avaient changé, mais nous retrouvions certaines des mêmes dynamiques fondamentales.
Le principe n'était peut-être pas si dormant que cela… Il attendait simplement que nous le reconnaissions ! 😄









































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