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Pancrace d'Illyrie, insigne du Shikandō

 

Pourquoi avoir choisi cette fleur pour représenter le Shikando?

 

L’insigne du Shikando est le Pancratium illyricum, le Pancrace d'Illyrie.

C'est d'abord son esthétique qui me plaît.

Le pancrace d'Illyrie est une plante vivace bulbeuse de la famille des Amaryllidaceae, originaire principalement de Corse et de Sardaigne.

Son inflorescence porte plusieurs fleurs blanches disposées en ombelle, dont la géométrie très particulière associe six tépales à une couronne centrale.

Six tépales blancs lancéolés

au centre, une couronne courte (paracolle)

formée de six lobes bidentés.

J'aime sa forme, ses proportions. Et vous?

 

Et la beauté d'une fleur, quoi de mieux pour évoquer la danse de la vie?

 

 

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Un nom qui résonne

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Mais cette fleur ne doit pas son choix à sa seule beauté.

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C'est d'abord son nom qui m'a conduit jusqu'à elle : le pancrace est aussi un art martial, et l'un des plus anciens que l'on connaisse.

Il figurait aux Jeux olympiques antiques dès 648 av. J.-C. et combinait lutte et combat de percussion.

Les règles étaient pour le moins succinctes : étaient essentiellement interdits la morsure et l'arrachage des yeux !

Le combat pouvait être d'une extrême violence et aller jusqu'à la mort.

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Sous des formes évidemment beaucoup plus réglementées, le pancrace existe toujours aujourd'hui.

Il conserve quelque chose de cette complétude : le combat peut se poursuivre debout comme au sol et associer frappes, projections, lutte et techniques de soumission. Par bien des aspects, il est ainsi un proche parent de ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de MMA — Mixed Martial Arts.

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Cette idée de complétude résonne particulièrement avec le Shikandō.

 

Les arts martiaux en constituent eux-mêmes l'une des composantes, aux côtés de la danse, de la psychomotricité et d'autres pratiques du mouvement.

Le combat peut donc y avoir sa place — notamment dans une perspective de self-défense ou d'autres situations où le combat devient nécessaire — mais il ne se réduit pas au combat contre autrui.

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Les dragons que nous avons à affronter sont aussi, bien souvent, les nôtres.

 

Et le nom lui-même prolonge cette résonance. Le grec pankrátion (παγκράτιον) associe πάν / pan, « tout », à κράτος / kratos, « force, puissance » : littéralement, « toute la force », « toute la puissance ».

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Le pan fait écho à la vocation intégrative du Shikandō : explorer l'être humain dans ses différentes dimensions et mobiliser ses ressources plutôt que les compartimenter.

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Le kratos, lui, évoque la puissance, la capacité à agir sur le monde comme sur soi-même, de se transformer et de déployer ses possibilités.

Il rejoint ainsi la dimension thérapeutique du Shikandō et son ambition plus large : favoriser l'épanouissement de la personne.

 

Et peut-être peut-on aussi entendre ce kratos comme une invitation très simple : un appel à agir, à donner corps à ce qui nous anime.

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Que la Force soit avec toi.

© 2014 by Elisabeth Vaz & Cédric Bégin with wix.com.

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